Le 2 décembre dernier, M. David Noël de Val Côté ressentait les premiers signes d’un accident vasculaire cérébral (AVC ou stroke), soit la perte de sensation dans le côté gauche de son corps. Il savait de quoi il s’agissait, car il avait déjà eu un malaise similaire quelques années auparavant. Cette fois-là, il avait temporairement perdu l’usage de son bras. Les symptômes étaient les mêmes et il les reconnaissait.

Son épouse a appelé le 911, tout d’abord avec le téléphone de maison, mais voyant qu’il n’y avait pas de réponse après 15 à 17 sonneries, elle a pris son portable et là, au bout de deux sonneries, quelqu’un a répondu à l’appel. Deux équipes de services médicaux d’urgence (EMS) sont arrivées sur les lieux en très peu de temps, celle de Hearst et celle de Mattice. M. Noël fut emmené directement au CT scan pour passer un tomodensitogramme du haut du corps et du cerveau. C’est ainsi qu’immédiatement la présence d’un caillot au cerveau a pu être détectée.

Le personnel du département des rayons X où se trouve le CT scan était très gentil et professionnel. Le seul pro-blème est qu’il a dû enlever tous ses vêtements et que M. Noël aurait aimé garder au moins ses caleçons et ne pas avoir à porter LA jaquette d’hôpital dans laquelle il se sentait très nu et vulnérable… Dre Ma, médecin urgentiste, a été très professionnelle et a pris contrôle de la situation. Elle a immédiatement administré par voie intraveineuse le produit indiqué pour faire éclater le caillot. M. Noël s’est senti mieux presque instantanément. Dans les dix minutes qui s’ensuivirent, il a recommencé à ressentir la sensation dans son bras, sa main et ses doigts gauches. Il sentait enfin quand il se pinçait lui-même.

Le personnel d’EMS est resté avec lui jusqu’à l’administration du produit dans ses veines. Son élocution était alors encore un peu embrouillée et il était encore difficile à comprendre. Dre Ma a décidé de faire transférer M. Noël par avion jusqu’à Timmins, même si selon lui ce n’était pas nécessaire. Il a passé deux nuits à l’Unité des soins intensifs et dans la section des AVC. Il se sentait déjà beaucoup mieux et les infirmières avaient du mal à le trouver, car il était toujours parti se promener. M. Noël n’a que des éloges pour le service urgentiste de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst et le CT scan qui lui ont sauvé la vie.

Il rappelle que si vous ressentez les symptômes d’un AVC, vous devriez appeler le 911 immédiatement afin de vous rendre à l’hôpital le plus vite possible. S’il avait été seul à la maison, il n’aurait pas pu conduire jusqu’à l’hôpital. Les services ambulanciers se sont rendus sur les lieux, l’ont évalué et emmené à l’hôpital très rapidement.

À partir du moment où a eu lieu l’AVC jusqu’à ce qu’il reçoive l’injection après le tomodensitogramme, il ne s’est pas passé plus de 45-50 minutes, selon M. Noël. Avant qu’il y ait un CT scan à Hearst, ça pouvait prendre plusieurs heures. Il fallait faire venir un avion puis effectuer un transfert aller-retour jusqu’à Timmins, avant d’avoir un diagnostic.

M. Noël a beaucoup de respect et de gratitude envers le personnel ambulancier et urgentiste et dit que tous semblaient bien connaitre leurs tâches à l’urgence.

M. Noël n’est toujours pas sensible à la chaleur dans sa main gauche et est encore un peu engourdi au coin gauche de sa bouche, mais il a recommencé à parler comme avant et récupère graduellement de jour en jour.

Après tous ces évènements, de retour à la maison, M. Noël a reçu un appel pour savoir s’il avait besoin de quelque chose. Il en est reconnaissant même s’il n’a eu besoin de rien. C’est un bon suivi pour les personnes qui passent à travers une telle épreuve. Certains pourraient avoir besoin d’une canne par exemple, mais M. Noël s’en est sorti sans besoin d’assistance.

La première fois que j’ai appelé M. Noël pour recueillir son histoire en tant que représentante des patients de l’Hôpital, sa femme me disait qu’il avait repris le travail. Il conduit des machines à neige. Lorsque je l’ai rencontré, il m’a cependant indiqué qu’il se sentait prêt à la retraite et qu’il est en processus de former son remplaçant.

M. Noël est assez émerveillé de constater qu’il a eu son AVC le lundi, et que le jeudi suivant il était déjà de retour pour remercier le personnel d’urgence. Les infirmières du département n’ont cependant pas accepté qu’il place un collant « Harley » sur le CT scan pour témoigner de son passage dans cette machine qui lui a sauvé la vie ! M. Noël réalise pleinement qu’il aurait pu sortir infirme de cet AVC. Il est extrêmement reconnaissant.

À tous ceux qui ont donné pour le CT scan, cette histoire prouve encore une fois que le besoin était vraiment là !