Depuis le 1er juillet 2007, Suzanne Aubin et Michel Désilet ont des alpagas. Ces animaux qui sortent de l’ordinaire étaient la réponse à un besoin qu’ils avaient d’avoir un élevage où une récolte pouvait être faite sans avoir à abattre les animaux. La Ferme pure et simple a maintenant environ 30 alpagas, des poules, des chevaux, des émeus, des abeilles et plus. Une passionnée d’animaux et de laine, Suzanne a tous les cours requis et les certificats pour les soins des animaux. Si ces bêtes vous intriguent, voici quelques données pour vous éclairer.

Infos, trucs et astuces

  1. Les alpagas n’ont pas de la laine, mais de la fibre. C’est de meilleure qualité que la laine de mouton, par exemple. C’est aussi huit à dix fois plus chaud, c’est anti allergène, très doux et versatile.

  2. La viande d’alpaga est comestible. « Ça ferait un steak pas mal cher, mais oui, ça se mange. »

  3. Les alpagas sont originaires d’Amérique du Sud, principalement du Pérou et de l’Argentine. Dans leur milieu naturel, ils se nourrissent de certains cactus et de gros foin.

  4. Le sol là-bas est riche en sélénium et le nôtre n’en a pas. Il est donc primordial de leur donner des suppléments, sinon ils pourraient en mourir.

  5. Les alpagas doivent avoir accès à de l’eau et du foin. Suzanne leur donne de la moulée et des suppléments, selon la qualité du foin. « On ne sait jamais quel froid on va avoir, donc j’aime ça les garder un peu plus gras que maigres. »

  6. Certains les gardent à l’intérieur pendant l’hiver. À la ferme, ici, ils sont dehors avec un abri pour les protéger du froid et du vent. En été, l’abri les protège aussi de la pluie qu’ils détestent. Aux premières gouttes de pluie, ils courent vite ensemble s’y réfugier.

  7. Puisque le sol n’est pas dur, en ciment ou en roche, il faut couper les ongles deux fois par année. Les alpagas servent de tondeuse à la ferme et leurs sabots ne brisent pas le terrain du tout.

  8. Quand les alpagas mangent au pâturage, ils ne vont pas jusqu’à la racine, ménageant les plantes. Le terrain doit être assez grand et riche.

  9. Les alpagas ont des dents en bas seulement. S’ils ne les usent pas suffisamment, on doit les tailler. Ils deviennent gâtés et mangent du petit foin facile à mâcher au lieu de branches.

  10. La tonte est faite en mai, quand il fait assez chaud pour ne pas que les animaux gèlent, mais assez tôt pour qu’ils puissent se refaire un manteau pour l’hiver.

  11. Pour tondre, ça prend beaucoup de main-d’œuvre. L’alpaga est tenu debout devant une table rotative, et embarqué rapidement puis attaché par les pattes afin de ne pas blesser ni les gens ni l’animal. L’atmosphère est calme et une personne est responsable de la tête pour flatter et calmer l’animal pendant qu’il se fait tondre. Suzanne utilise même l’huile essentielle de lavande pour aider à relaxer.

  12. Pendant que l’alpaga est sur la table, il reçoit vaccins et médicaments contre les vers. On l’inspecte pour s’assurer qu’il est en pleine forme. Au besoin, ses ongles et ses dents sont taillées à ce moment-là, rendant le tout plus sécuritaire.

  13. La fibre est classée par Suzanne et nettoyée grossièrement au fur et à mesure, pour se faciliter la tâche plus tard.

  14. Ces animaux étant des ruminants, ils ont trois estomacs.

  15. Leur fumier ne contient aucune mauvaise herbe et est excellent au jardin. Il est composé des petites crottes rondes faciles à étendre et n’a pas d’odeur. Il sert même de répulsif, éloignant les insectes est les animaux nuisibles du jardin. Suzanne fait du thé de fumier pour les plantes intérieures et ça ne sent pas.

  16. Les mâles et les femelles sont dans des enclos séparés pour éviter l’accouplement non planifié. « On ne veut pas de bébés pendant l’hiver. Aussi, on veut choisir quel mâle va avec quelle femelle pour la qualité de la laine du bébé. » Ils sont normalement accouplés en juin ou juillet.
  17. La gestation est d’environ 340 jours ! Les alpagas ont un petit à la fois. Les jumeaux sont rares et naissent avec des problèmes, en plus d’être typiquement stériles.

  18. Dans la nature, les alpagas forment des sociétés matriarcales. Les femelles plus jeunes gardent les petits. Elles n’ont pas besoin de mâle, sauf pour l’accouplement.

  19. Leur son ressemble à un hum. C’est très calmant, un peu comme une thérapie relaxante pour les gens autour.

  20. Dans la même famille, on retrouve le lama. Suzanne avait un lama femelle, mais elle est morte de vieillesse. Il faut faire attention, car les lamas et les alpagas peuvent s’accoupler, étant de la même famille, soit des camélidés.

  21. Les alpagas pèsent en moyenne 150 livres et les lamas entre 250 et 300 livres.
  22. La longévité des deux est d’environ 20 à 25 ans.