Dans le Nord-Est ontarien, les communautés d’Opasatika et Val Rita-Harty luttent depuis longtemps contre l’exode de la population. Au cours des douze derniers mois, les employés municipaux ont agi afin de permettre aux services locaux non seulement de survivre, mais aussi de se développer. Ils ont espoir qu’avec un peu d’entraide, il sera possible d’attirer de nouvelles familles et de combler les besoins essentiels de chaque village.

Employé par les municipalités de Val Rita-Harty et Opasatika, l’agent de développement économique Alain Robichaud a joué un rôle important dans l’élaboration des différentes initiatives. Opasatika a d’abord tenu un forum communautaire en début 2019 afin d’établir la direction dans laquelle la communauté souhaitait aller.

«Où est-ce que la communauté veut se diriger à l’avenir? se questionne M. Robichaud. Ce qui a été identifié après le forum c’était qu’il y avait un manque d’activités, d’évènements, un manque de participation et de bénévoles.»

Le mois suivant, la municipalité a présenté une série de recommandations pour renforcer la situation économique et sociale d’Opasatika. M. Robichaud réitère qu’il y avait alors un besoin criant d’implication afin d’améliorer la qualité de vie des résidents.

L’arme secrète : l’implication

Un comité de développement communautaire a donc été fondé afin d’appuyer la municipalité dans ses démarches et projets. L’embauche d’un stagiaire aura lieu sous peu et permettra au groupe de 19 membres citoyens d’avoir un appui direct des gestionnaires du village. Ensemble, le comité devra établir un plan de développement pour les locaux de l’ancienne école St-Antoine-de-Padoue.

Selon l’agent de développement économique, la participation de tous peut rendre cette idée d’une nouvelle communauté possible. L’exode des jeunes, l’absence d’entreprises et de commerces pourraient être renversés. Cependant, tout le monde doit comprendre ce que cela implique.

«Opasatika est la plus petite communauté dans le district de Cochrane, rappelle Alain Robichaud. Si on veut faire avancer nos affaires, nous avons besoin des résidents de la communauté. [Ils sont] le plus grand atout de la communauté. On vit [ces difficultés] en ce moment, on espère pouvoir avancer et on espère agrandir ce groupe-là.»

Les premiers succès

La municipalité d’Opasatika ressent déjà les effets de ses multiples initiatives. De nombreuses subventions ont été octroyées afin de financer la rénovation de plusieurs édifices, incluant la salle communautaire dans le sous-sol de la paroisse locale, la patinoire extérieure et l’ancienne école fermée en 2014.

Ce dernier projet a vu le jour il y a presque quatre ans alors que le conseil d’administration de services sociaux du district de Cochrane voulait transformer les locaux en logements abordables pour personnes âgées.

L’entreprise Truly Northern est aussi venue s’installer sur le site de l’ancienne ferme de champignon Curé Noël afin de croître ses opérations agricoles hydroponiques. Cela créera jusqu’à huit emplois à temps plein et douze emplois à temps partiel.

L’inspiration frappe les voisins

Le village voisin de Val Rita-Harty partage la même vision qu’Opasatika depuis quelque temps. Avec l’aide d’Alain Robichaud et de ses collègues municipaux, le centre communautaire a été récemment rénové, tout comme la patinoire extérieure située à quelques coins de rue. Depuis, de nombreux groupes se sont installés dans l’édifice afin de livrer des activités pour les résidents.

Il y a notamment eu un premier marché des fermiers hivernal, le 1er février 2020, qui a attiré sept marchands de la région et près de 500 personnes.

La municipalité souhaite également transformer l’ancienne église Ste-Rita en centre de microculture de cannabis médicinal. Ceux et celles qui souhaitent s’impliquer dans les projets à Val Rita-Harty ou Opasatika sont invités à appeler les bureaux municipaux.