Dans le cadre du cours Survie en forêt et environnement, onze étudiants de l’École secondaire catholique de Hearst ont passé une nuit dans leurs propres iglous. Le tout s’est déroulé le 15 décembre dernier, sous l’œil bienveillant de leur professeur, Bryan Léger.

Par Sophie Gagnon

La construction des iglous fut un défi en soi, certains groupes ayant terminé en deux jours et d’autres ont pris jusqu’à cinq jours. « C’était beaucoup de travail physique de transporter des blocs de neige ainsi que de l’eau. Ce fut aussi un travail mental, car il ne fallait pas se décourager », explique Sarah Plourde. Le tout se déroulait dans la cour intérieure de l’école, et les blocs venaient du terrain de piste et pelouse.

Les apprentis-Inuits sont retournés à l’école à 17 h pour un repas partage style « pot luck » suivi de hockey et de volleyball dans le gymnase. Les jeunes ont enfilé leurs pyjamas et en ont profité pour jaser plus longtemps. Et l’heure du vrai test a débuté lorsqu’ils sont allés s’installer dans leurs iglous, en pyjama, avec en bonus une tuque et des mitaines. L’atmosphère était aux rires, étant donné que c’était hors de l’ordinaire.

« C’était super. Nous avons tous eu un peu froid à -20, mais c’était tolérable. Nous étions bien préparés avec beaucoup de doudous et des gros sacs de couchage, tous collés. Nous avons super bien dormi. Le lendemain, il y en a même qui ont dormi jusqu’à 9 h ! » raconte Mylène Coulombe-Gratton.

Une seule étudiante avec un sac de couchage plus léger a dû quitter le groupe, car elle avait trop froid. Et une n’a pas pu participer puisqu’elle travaillait.

En tout six iglous : trois avec une personne, deux avec deux personnes et un iglou de quatre personnes.

Le déjeuner consistait de crêpes faites par M. Léger, suivi d’une journée d’école « normale », entre guillemets, leur curriculum n’étant pas typique. « Les autres élèves de l’école n’en revenaient pas que nous couchions dans les iglous. Ils aimaient nous regarder les bâtir. Ils sont intrigués par notre cours parce qu’ils nous voient toujours partir, mais ils ne savent pas vraiment ce qu’on fait », explique Mylène.

Elle ajoute : « C’est une expérience once in a lifetime qu’on n’oubliera jamais ! Moi, c’est sûr que j’aimerais faire ça avec mes enfants plus tard. »