Le député franco-ontarien libéral de Nipissing-Timiskaming, Anthony Rota, a été préféré à Carol Hughes à titre de président à la Chambre des communes à Ottawa. La députée d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing souhaitait être en mesure d’obtenir le poste grâce à la situation d’un gouvernement minoritaire.

À la première journée de travail du nouveau gouvernement canadien, le premier point à l’ordre du jour était l’élection du Président de la Chambre. Cinq députés étaient en lice pour obtenir ce prestigieux poste. De ce nombre, on comptait le Président sortant, le libéral Geoff Regan.

Afin d’être l’heureux élu, le candidat doit obtenir le plus d’appui à la suite d’un vote de l’ensemble des 338 députés.

La député néodémocrate, Carol Hughes avait de l’espoir pour l’obtention de ce poste. Habituellement, le parti au pouvoir nomme un député de son équipe, mais dans un contexte de gouvernement minoritaire, Mme Hughes pensait être en mesure de se faufiler.

La responsabilité du Président est d’administrer la Chambre des communes et d’en superviser les employés. C’est aussi le devoir du Président d’agir en lien avec le Sénat et la Couronne. Le Président dirige les débats en toute impartialité. Il vote seulement lorsqu’il y a une égalité.

Le Président de la Chambre des communes reçoit un salaire d’environ 209 000 $.

L’opposition officielle détenue par les conservateurs aura l’opportunité de nommer une personne de leur parti pour la position de vice-président de la chambre. « On espère que le NPD aura encore une opportunité d’aussi nommer une personne pour une des positions de vice-président adjoint. Le Bloc québécois a déjà mentionné qu’il ne veuille pas de ce poste. Je suis certainement intéressé à reprendre ce poste », explique Carole Hughes.

Lors de sa première allocution devant la Chambre, M. Rota a demandé aux députés que lorsqu’ils auront la chance de s’exprimer devant leurs confrères, de s’assurer que leurs propos rendent fières leurs amis, familles, enfants et parents.

(Photo: journal Metro)