Cette année, un cinquième parti politique se met en branle pour la course au fédéral : le Parti populaire du Canada, sous la gouvernance de Maxime Bernier. Pour le candidat de la circonscription d’Algoma-ManitoulinKapuskasing, Dave DeLisle, l’important est de répondre aux priorités des Canadiens et du pays, avant tout.

Originaire de Windsor, M. DeLisle a déménagé à Smooth Rock Falls il y a deux ans et demi à la suite d’une crise cardiaque. Selon lui, la vie du Nord représente une atmosphère différente, « une vie de vieille école, contrairement au rythme effréné du sud de l’Ontario. »

« J’étais un conservateur. Maintenant, je ne suis pas d’accord avec la direction que prennent les conservateurs actuels, ils sont allés trop à gauche », affirme M. DeLisle. « Je crois que le Canada et les Canadiens doivent prendre soin d’eux avant tout (ou de quiconque). Je m’aligne avec le PPC parce que leur plateforme politique est entièrement consacrée à cela. » En raison de l’échange de pouvoir entre conservateurs et libéraux, M. DeLisle avance que l’état financier du pays « n’est pas où il devrait être. »

« Les emplois sont importants; nous devons faire passer des gazoducs afin de remettre notre pays sur les rails. Notre pétrole est un marché important », a déclaré le candidat. « Je crois aussi en la liberté d’expression et aux droits de s’exprimer. Vous ne pouvez pas avoir de débat, de quelque manière que ce soit, sans cela. Ça ne fonctionne tout simplement pas. Vous êtes autorisé à avoir un point de vue opposé; débattre est la meilleure façon de faire. »

Selon M. DeLisle, notre système de valeurs canadien est le meilleur au monde. « Ce pays était autrefois le pays le plus respecté du monde. Ce n’est plus le cas », avance-t-il. « Nous devons revenir à ce que c’était auparavant, en commençant par prendre soin de nos anciens combattants et de nos aînés. C’est ce que fait notre plateforme. » Le candidat raconte avoir eu la chance de discuter avec certains électeurs. De tous les électeurs de cette circonscription, ceux avec qui il aurait eu la chance de s’entretenir, le même consensus se dégagerait. « Nous devons importer des emplois dans le Nord et nous devons prendre soin des gens qui vivent ici. »

« Les électeurs de ma circonscription ont beaucoup critiqué l’immigration de masse que M. Trudeau a autorisée à se produire dans ce pays », indique-t-il. « Les gens n’ont plus le droit d’être Canadiens, parce que c’est offensant pour les immigrants. Mes sentiments sont simples, avec les leurs. C’est notre maison. Notre pays est notre maison. Ce n’est pas différent de tout le monde chez soi. Les gens viennent chez vous, vous vous attendez à ce qu’ils respectent vos habitudes, vos lois, vos règles… ou ne viennent pas. Plusieurs personnes me disent qu’ils vont d’un endroit à l’autre parce qu’ils sont maltraités en tant que Canadiens. Parce que s’ils disent quelque chose à quelqu’un, ça les choque. Ce n’est pas acceptable! Nous (les Canadiens) devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour répondre aux besoins de ceux qui ne le sont pas et ce n’est pas juste. »

Soins de santé Selon M. DeLisle, le Parti populaire du Canada propose un système à deux niveaux. Dans certains endroits, vous devrez payer un peu plus cher pour des soins supplémentaires. L’objectif : donner un choix au peuple. « Attendre pendant des mois et des mois les soins de santé, c’est ridicule », lance-t-il. « Dans certains cas, des personnes meurent en attendant. Nous devons avoir plus d’argent dans le système de santé. »

Langues officielles En ce qui concerne les langues officielles, le candidat au PPC dit avoir confiance en sa capacité de représenter l’ensemble de sa circonscription. Il s’identifie comme francophone, ayant un héritage français. « Bien que je ne parle pas français, puisque j’ai grandi dans une communauté anglophone, mes grands-parents sont francophones. J’ai envoyé mes enfants dans une école française pour qu’ils puissent devenir bilingues et je suis disposé à réapprendre mon français », déclare M. DeLisle. « Le français et l’anglais sont les deux langues principales de ce pays et cela devrait rester ainsi. »

Environnement

Quant aux commentaires sur Twitter de son chef de parti, Maxime Bernier, à l’égard de la jeune environnementaliste Greta Thunberg, âgée de 16 ans, où il l’a explicitement intimidée au sujet de son autisme, disant qu’elle ne faisait que propager une peur, M. DeLisle soutient le point de vue de M. Bernier. « Personnellement, je pense que le réchauffement climatique est un canular. Il y a tellement de scientifiques qui soutiennent cet argument », insiste-t-il. « Je crois que les choses sont cycliques. Je crois que nous sommes entrés dans l’ère de la glace, nous sortons de l’ère de la glace et nous retournons maintenant dans une autre ère de glace. Le temps va changer. Ce ne sera jamais pareil. Cela ne changera pas. Les mondialistes, Trudeau et l’ONU veulent nous faire croire que tout se passe, et la réalité est la suivante : vous investissez, cela ne règlerait pas le problème s’il y avait un problème. »