Carol Hughes, députée néodémocrate, se représente comme candidate de la circonscription d’AlgomaManitoulin-Kapuskasing. Alors qu’il ne reste que quatre mois avant les élections fédérales, elle s’attend à une courte campagne électorale cette année, de la part des libéraux.

La néodémocrate anticipe que les libéraux ne décréteront l’élection qu’à la mi-septembre. Selon elle, l’équipe de Justin Trudeau tentera de se distancer de tous les scandales qui ont fait surface. « Une campagne plus courte, pour eux, serait meilleure », raconte Mme Hughes. « On a vu ça avec les conservateurs auparavant. Il y a eu une plus longue campagne, ce qui leur a couté cher en termes de votes. » Elle rajoute qu’avec la saison estivale, les gens semblent moins alertes quant à la politique, ce qui donnerait une chance au gouvernement de se tailler une meilleure place dans les sondages.

Quatrième mandat ? Concernant une réélection, Mme Hughes réitère qu’en politique il n’y a « rien de certain ». « Ce qui est certain, c’est que je vais continuer à travailler aussi fort que je le fais présentement », déclare-t-elle. « Je n’ai pas arrêté parce que j’ai été élue, en fait j’ai travaillé encore plus fort. » La néodémocrate espère que son bilan l’aidera quand même à se faire réélire. Elle rapporte qu’elle a continué à faire avancer le dossier du train passager entre Hearst et Kapuskasing.

Dans la plateforme du NPD ajoute-t-elle, il y serait inscrit que le gouvernement devrait faire plus d’investissement dans le transport en commun. Aussi elle rappelle avoir agi dans l’objectif de conserver des services à risque, comme le bureau de poste à Constance Lake et plusieurs autres municipalités. Au sujet de ses adversaires politiques, Mme Hughes ne se place pas sur un échelon plus élevé. « Je ne me dis pas mieux qu’eux », avance-t-elle « mais c’est certain qu’en regardant aux partis (libéral et conservateur), on voit les décisions qui ont été prises pour le Nord de l’Ontario et on voit qu’ils n’appuient pas certaines choses. »

Relation intergouvernementale

Pour le prochain élu fédéral, peu importe de qui il s’agit, l’individu devra avoir une certaine relation avec le premier ministre ontarien, Doug Ford. Quand il s’agit de deux partis qui diffèrent, ce n’est pas chose facile. Comment le NPD pourrait-il entreprendre une relation intergouvernementale ? « Que ce soit M. Ford ou n’importe quel autre gouvernement », dit-elle, « c’est certain que les gouvernements du jour doivent travailler ensemble. Je trouve intéressant que les libéraux décident de prendre la relève de presque tout ce que les conservateurs, au niveau provincial, essayent de mettre de côté. »

Selon elle, cela en dit gros de ce qui va se passer en Ontario en ce qui concerne les votes. Elle pense qu’il s’agit d’une tactique électorale. À l’inverse, Mme Hughes indique que le NPD fait tout son possible afin de travailler avec les gouvernements provinciaux et avec une opposition officielle en Ontario, cela allègerait la tâche au palier fédéral. Cet été, la candidate néodémocrate prévoit se rendre aux multiples événements qui auront lieu dans la région, entre autres le Hearst Hog et le Festival des bucherons à Kapuskasing. « Je regarde à tous les évènements et puis j’examine où ça fait plus de sens », explique la députée, « parce que ça coute de l’argent pour se déplacer et quand on se déplace on s’assure qu’il y a plusieurs évènements dans la région afin de mieux représenter les gens. »

Elle ajoute que la participation aux différentes activités communautaires est importante, dans le but d’apprendre à connaitre les différents enjeux des municipalités. Plateforme électorale La semaine dernière, le NPD dévoilait sa plateforme électorale pour 2019. En bref, une assurance médicament universelle pour une couverture des soins en santé mentale et des soins dentaires et auditifs. Le NPD