Le département du développement économique du conté d’Opasatika voit des dividendes. Le poste d’essence renaitra de ses cendres bientôt et pendant ce temps, une entreprise de laitue et fines herbes est en pleine croissance dans les anciens locaux de la défunte ferme de champignons.

Depuis deux ans, les citoyens d’Opaz doivent faire plusieurs kilomètres avant d’avoir accès à un poste d’essence. Au grand plaisir du maire de l’endroit, Denis Dorval, les installations ont trouvé preneur. « Ce n’était pas drôle pour les personnes d’ici, certaines personnes ont besoin d’essence seulement pour remplir leur tondeuse. » Un service de dépanneur sera également offert avec un Coffee Shop.

Nouvelle ferme

Une ferme hydroponique est installée à Opaz depuis juin dernier et il semblerait que les ventes dépassent largement les objectifs. Toujours selon le maire, les nouveaux propriétaires de l’immeuble abritant l’ancienne ferme de champignons envisagent de doubler leur production. Jeremy Gillanders et Stéphane Lanteigne ont décidé de créer une production de légumes, surtout des salades, dans une ferme modulaire à Sudbury, visant à changer le mode de production des aliments dans le Nord de l’Ontario.

Avec cet objectif ambitieux en tête, ils se sont lancés dans la culture de légumes-feuilles d’intérieur à temps plein. Rapidement, ils se sont intégrés au mouvement de l’alimentation locale en participant activement aux marchés de producteurs et à des événements qui ont favorisé la production alimentaire locale. L’installation d’Opasatika a été convertie pour faire pousser des plantes vertes et des herbes à l’aide de lumière D.E.L. et de techniques hydroponiques modernes.

Leur menu comprend du chou frisé, du basilic vivant, du brocoli en feuille micro, un mélange de brassias, radis en feuille micro, pousses de pois, moutarde au wasabi. Selon le site Internet de l’entreprise, il est important que la ferme soit tout près du consommateur afin d’éviter les distances inutiles entre les aliments et l’assiette du client.

Actuellement, les ventes se font dans les marchés publics et les restaurants. La production actuelle ne permet pas d’entrer dans les supermarchés.