Originaire de Kapuskasing, Nicole Gendreau est arrivée dans notre communauté en 1998, au tendre âge de 22 ans, pour une affaire de cœur. Sauf que la tête s’est mise aussi de la partie, et elle décida de monter sa propre entreprise de broderie à la machine, Nicole Stitch On. Ce qu’elle fit peu de temps après s’être installée, il y a 21 ans de cela.

Madame Gendreau n’était pas une novice en la matière, pour avoir travaillé pendant cinq mois dans ce domaine pour une entreprise de Moonbeam. Elle a aimé son expérience, de là l’idée de faire pareil ici, sachant que partout le milieu corporatif a besoin d’articles promotionnels. Elle débuta avec une seule machine au local de Esso, et au fil des années, elle en ajouta pour suivre l’augmentation de la demande de ses divers clients, s’établissant par la suite dans la zone où elle se trouve actuellement, avec maintenant deux machines à une tête et deux à quatre. Les motifs ou les logos se tracent par la broderie, soit en le découpant à chaud dans du vinyle, soit en l’apposant à froid comme un décalque. Les motifs eux-mêmes sont fournis par les clients, en majorité des commerçants, ou créés par Nicole Gendreau à partir du logiciel Corel Draw. Cela peut être une photo également. Les supports peuvent être des chandails de sport, des T-shirts, des casquettes pendant l’été, des manteaux, des tuques, des afghans et chandails pendant l’hiver, ou tout autre objet approprié dont les gens ont besoin. Ses fournisseurs sont basés à Toronto ou ailleurs.

L’entrepreneure affirme beaucoup aimer son travail. Elle n’a pas fait d’apprentissage formel, et a aussi appris à dessiner en jouant avec le programme y relatif sur son ordinateur. De plus, elle est la seule à tout faire dans sa boite depuis le début, même si de façon ponctuelle elle a pu bénéficier de l’aide de sa fille et de quelques amies. Elle semble avoir une méthode d’organisation lui permettant de bien gérer son temps et son énergie. Elle est d’ailleurs une sportive qui prend aussi soin d’elle-même et se donne des loisirs. Elle s’était impliquée dans le motocross pendant quatre ans, a joué au hockey et pratique encore la motoneige.

Le temps passe et l’énergie n’est pas une ressource illimitée : madame Gendreau pense-t-elle à la retraite ? « Je me donne un autre dix ans. Dans les prochains cinq ans ou même deux ans, je vais regarder s’il y aurait quelqu’un qui veut prendre la relève, mais ma fille n’est pas intéressée. Donc probablement vendre et aider à faire la transition parce qu’il y a quand même beaucoup de choses à apprendre. » L’entrepreneure possède aussi 21 petits entrepôts de 12 x 24 en location, dans la même bâtisse qui lui appartient.

Nicole Gendreau a su prendre sa place ici. Il est à souhaiter que des jeunes de Hearst s’inspirent aussi de son exemple pour maintenir la communauté en vie sur le long terme.