Il ne reste que quatre mois avant la fatidique date du 21 octobre 2019, jour de la 43e élection fédérale canadienne. Malgré 120 jours d’écart, cela n’empêche pas certains candidats à mettre le pain sur la planche.

La candidate libérale Heather Wilson se présente à nouveau comme députée de la circonscription d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing. En 2015, Mme Wilson est arrivée deuxième, avec une différence de 2405 votes aux scrutins.

« Eh bien, je suis à nouveau présente en 2019 », déclare Mme Wilson. « J’ai tenté ma chance en 2015 et j’ai perdu par peu, alors je suis prête à retenter le coup. Je crois qu’un député libéral dans cette circonscription peut vraiment faire la différence. »

Habitant la ville d’Espanola, dans le sud de la circonscription, la candidate libérale dit voyager dans toute la région, ce qui lui permet de bien comprendre la diversité du canton, mais aussi sa contribution à la diversité de l’économie canadienne, grâce à des liens étroits avec la foresterie, les mines et le tourisme. Selon elle, ceux-ci peuvent changer la donne dans l’économie. Avec trente années de carrière en affaires, elle est certaine de pouvoir mettre à profit son expérience pour apporter un changement positif dans la circonscription.

« Je pense qu’en tant que députée libérale, j’ai des chances de faire partie du gouvernement et je pense que je peux apporter des changements en étant au sein de celui-ci », avance-t-elle. « Je sais que Mme Hughes est membre du NPD depuis plus de dix ans et qu’elle a fait partie de l’opposition. Quant à M. Williamson, je ne sais pas grand-chose à son sujet, mais il n’a pas été aussi présent que moi. J’ai passé de nombreuses années à parcourir cette circonscription, à connaitre toute la région et à écouter les habitants de toutes les régions. »

Sa priorité pour le comté

À savoir ce qu’elle estime le plus important pour la circonscription d’AMK, la représentante de la bannière rouge se penche surtout du côté économique et de la santé.

« Avec la plus grande circonscription automobilisable au Canada, avec 93 000 km2 », déclare la candidate libérale, « le problème d’une circonscription si différente de sa partie sud à sa partie nord est qu’il n’existe pas forcément une seule priorité. J’ai tendance à me concentrer sur la création d’emplois et à soutenir les entreprises, car je pense que cela peut améliorer la qualité de vie des gens. Nous devons également nous tourner vers nos citoyens âgés, ils doivent être aidés pour des logements abordables et des soins de santé. »

Canada, pays bilingue : Hearst, district francophone

L’on recense 32 % de francophones dans la circonscription d’AMK. La plupart de ces gens se retrouvent dans le district de Hearst. Comparativement au scrutin de 2015, la candidate libérale se dit prête à représenter les électeurs des deux langues officielles du Canada.

« Une de mes inquiétudes lors des dernières élections était que je n’avais pas d’habileté dans les deux langues officielles du Canada », dit-elle. « Depuis ce temps, je continue de m’améliorer et je suis très fière que la langue française fasse maintenant partie de mes nouvelles compétences. Je comprends l’importance de parler français et je valorise bien la culture des communautés francophones du Nord de l’Ontario. »

Libérez-nous des libéraux ?

Selon de récents sondages, le Parti libéral se classe deuxième aux choix de vote, avec 31 % d’intentions de vote, soit 3 % sous les conservateurs d’Andrew Scheer. Concernant la chute du Parti libéral et la baisse de popularité de Justin Trudeau, madame Wilson pense qu’il ne s’agit que d’une vague qui passe et demeure sûre que les libéraux vont apporter une attitude positive non seulement pour la région d’Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, mais également pour le pays entier.

« Je sais que nous avons tendance à nous attendre à des perfectionnements de la part de nos dirigeants politiques et, humainement, c’est impossible, personne ne dira que tout gouvernement est parfait », avance-t-elle. « Les faits sont que le gouvernement actuel a créé plus d’un million d’emplois dans l’économie canadienne et que le taux de chômage est le plus bas de l’histoire du pays. Nous savons que le gouvernement libéral apporte des changements positifs au Canada et continuera de le faire. »

Relations intergouvernementales

Avec Doug Ford à la tête de la province, le prochain gouvernement fédéral devra trouver un moyen de tisser les liens entre l’Ontario et le Canada. Comme on peut le constater présentement, les deux premiers ministres actuels ont une relation chat-chien sur plusieurs sujets, notamment la fameuse taxe carbone. Selon Mme Wilson, maintenir une relation amicale plutôt que professionnelle, et encore là, avec l’Ontario « sera un défi ».

« Nous avons déjà été témoins de nombreuses compressions dans le Nord de l’Ontario », indique-t-elle. « Je pense que le gouvernement Ford a montré qu’il n’avait pas beaucoup d’intérêt pour le Nord de l’Ontario. Je pense que le changement qu’ils (les conservateurs) apportent peuvent affecter davantage le Nord de l’Ontario parce que, par exemple, dans le cadre des bureaux de santé publique, à Toronto ça ne fera peut-être pas une grande différence, mais ce le sera dans le cas du Nord de l’Ontario. Nous ferons de notre mieux pour travailler avec le gouvernement Ford, mais aussi pour nous assurer que les habitants du Nord de l’Ontario obtiennent ce dont ils ont besoin des deux niveaux de gouvernement. »

Celle qui cherche à se faire élire sous la bannière libérale prévoit venir visiter les différentes municipalités du corridor de la route 11 au courant de prochains mois. Elle planifie, entre autres, être présente au pow-wow de Constance Lake en août et à la Foire des saveurs de Hearst en septembre.