L’Université de l’Ontario français ainsi que l’Université de Hearst ont ouvert les discussions dans le but de créer un réseau universitaire francophone à l’échelle de la province.

« L’Université de l’Ontario français est en voie de conclure un partenariat stratégique avec la seule université de langue française en Ontario, l’Université de Hearst ». Indiquais mardi, l’UOF, dans un communiqué de presse.

Des pourparlers étaient présents depuis la création du projet de l’UOF, mais ce n’est que récemment que les discussions de création d’un réseau universitaire provincial ont fait surface.

« On avait déjà parlé d’une entente d’affiliation, de changer notre affiliation avec la Laurentienne, à eux autres », déclare le recteur de l’Université de Hearst, Luc Bussière, « mais avec le temps ça plutôt pris la forme pour aller dans le sens des revendications des francophones en Ontario, de dire qu’une université de l’Ontario français à Toronto c’est une chose, mais serait-il possible d’avoir quelque chose de plus provincial. »

En entrevue au Matin du Nord, le mercredi 26 juin, Dyane Adam, présidente du conseil des gouverneurs de l’Université de l’Ontario français annonçait poursuivre une collaboration pour que les deux universités deviennent un même réseau, ou participe au même réseau, pour déployer l’UOF à l’échelle de la province, tel que mandaté dans la loi qui a créé l’Université.

En principe, dans ce réseau chaque université conserverait sa propre gouvernance, mais partagerait ses ressources et une programmation, éventuellement. Par exemple l’UdeH pourrait offrir des cours à Toronto alors que l’UOF offrirait ses programmes dans les campus de Hearst.

« Toutes les modalités restent à négocier et à préciser », raconte M. Bussière « mais il y a cette volonté-là d’aller dans cette direction. »