Contrairement aux cinq ans que prévoyait le gouvernement de Doug Ford, l’équilibre budgétaire de l’Ontario pourrait être atteint d’ici 2022-23 avance le Bureau de la responsabilité financière.

Par conséquent, pour atteindre ce nouvel objectif, le BRF prévient que le gouvernement devra réduire les dépenses provinciales, comme jamais auparavant.

Selon une analyse publiée plus tôt ce matin (mercredi 22 mai) le déficit ontarien demeura plus important qu’annoncé par la province, au cours des deux prochaines années, en raison des revenus prévus qui ne seront possiblement pas recueillis. D’après le BRF, le déficit budgétaire passera du 11,7 milliards en 2018-19 à 7,3 milliards en 2020-21. Ce ne serait qu’en 2022-23 que la province afficherait un surplus, se chiffrant à 1,5 milliard de dollars, suivis d’un redressement de 6,4 milliards l’année suivante.

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Se serrer la ceinture

Le rapport du bureau indique que ce retour ne se fera pas sans tambour ni trompette.

Le budget de 2019 de l’Ontario prévoit une baisse des dépenses de programmes équivalente à 1 100 $ par habitant de l’Ontario d’ici 2023-2024. Un plan que le BRF pense qui ne suffira que pour les deux premières années au pouvoir des progressistes-conservateurs.

« Selon l’analyse du BRF, les politiques prévues dans le budget de 2019 pour réduire les dépenses de programmes », est-il inscrit dans le rapport « si elles étaient mises en œuvre, seraient largement suffisantes pour que le plan de dépense du gouvernement puisse se concrétiser au cours des deux prochaines années. »

Par contre, le rapport du BRF laisse croire que des économies de coûts supplémentaires d’une envergure de 6 milliards de dollars devront prendre place dès 2021-22 pour que le plan de dépense prévu dans le budget se produise.