Au cours des derniers mois, certains membres de la Commission des services de police de Heasrt ajoutent de la pression afin d’obtenir des policiers bilingues. Ce n’est pas la première fois qu’une telle recommandation est apportée à la table. Et ce problème n’est pas unique à Hearst. Le recrutement de personnel bilingue dans les postes de police de Cochrane à Greenstone demeure difficile. La jeunesse pourrait être la solution.

Avec une région pratiquement francophone à 90 %, un service de sécurité publique francophone est primordial. Pour l’instant, il semble impossible d’assurer un service parfaitement bilingue. La cause est fort simple. Les ressources humaines se font très rares. « Bien que les services actuels sont desservis en grande partie par du personnel local ou qui s’est établi dans la communauté, je réitère que la communauté doit continuer à mettre de la pression pour recevoir des services dans les deux langues », mentionne Roger Sigouin.

Le représentant de la Police provinciale de l’Ontario à la table de la Commission, l’inspecteur Daniel Foy, mentionne que le système de recrutement a beaucoup évolué au cours des dernières années. Il ajoute que dans le but d’attirer plus de candidats, le processus de recrutement fut réduit considérablement, passant à environ trois mois, environ.

Toujours selon l’inspecteur, une session d’information devrait avoir lieu autour du 25 mai prochain à Hearst afin de recruter des candidats bilingues. Les écoles secondaires seraient probablement ciblées par cette initiative.

Le comité a mentionné qu’il serait préférable que la présentation pour le recrutement se fasse en semaine plutôt qu’un samedi, pour attirer le plus d’étudiants possible. Certains pourraient être intéressés par une carrière dans le domaine des services policiers.

Lors de cette rencontre, une autre personne du comité a demandé que les membres qui siègent à la Commission des services de police de Hearst soient en mesure de comprendre la langue française. « Même s’ils choisissent de s’exprimer en anglais pendant les rencontres, ils devraient être en mesure de comprendre et de suivre dans la langue de Molière », souligne Diane Larose, membre de la commission.

Lorsque nous avons demandé au député provincial de notre comté de commenter la situation, Guy Bourgoin est allé plus loin que les forces de l’ordre. « La police provinciale fait bien d’aller dans les écoles pour faire du recrutement, mais j’irai plus loin que ça. Il faut mettre de la pression du les orienteurs pour convaincre les jeunes d’aller étudier en français et revenir dans la Nord par la suite pour lancer leur carrière. »

Dix personnes siègent à cette table, donc des élus et du personnel de la Ville, cinq citoyens et des membres de la PPO.