Les communautés ontariennes pourraient être sujettes à une hausse d’impôt foncier ou à une réduction des services municipaux. Ces inconvénients seraient causés dû aux compressions budgétaires, imposés par le gouvernement provincial, qui s’élèveraient à plus d’un demi-milliard de dollars.

Depuis la présentation de son budget du 11 avril dernier, le gouvernement progressiste-conservateur s’est promis de diminuer le déficit économique de l’Ontario, une dette qui s’élève à 11,7 milliards, en cinq ans. Or, les municipalités ont été aux prises de multiples coupures.

La province annonçait pour les services de santé, une réduction de financement allant de 40 à 25 % pour la majorité des bureaux. Une décision qui devrait permettre d’économiser 200 millions par an d’ici 2021-22.

Pour ce qui est des services d’urgence et ambulancier, 7,7 millions de dollars de moins ont été accordés à leur financement. De plus, les offices de protection de la nature recevront 3,7 millions de moins cette année pour les programmes de gestion des inondations.

Le gouvernement Ford a aussi annulé la hausse prévue de la part de la taxe sur l’essence qui serait revenue aux municipalités. Ce montant aurait passé de 364 millions 642 millions de dollars d’ici trois ans. L’instigateur de la Ford Nation avait promis de maintenir l’augmentation, lors de la campagne électorale. Ces fonds auraient servi à financer des projets de transport en commun.

Dans le cas des services de garde d’enfants, l’Ontario réservera 80 millions de moins aux municipalités, en plus d’une diminution de 93 millions de dollars cette année, en dépense de longue durée.