Céleste Gosselin a obtenu sa ceinture noire en karaté, le dimanche 28 avril dernier, lors d’un tournoi à Thunder Bay. Âgée de 18 ans, la nouvelle récipiendaire de la ceinture noire s’adonne à ce sport depuis une dizaine d’années à peine auprès du club Karaté Hearst.

Outre l’obtention de la ceinture noire, Céleste a atteint la deuxième marche du podium en kumite et en kata lors du tournoi traditionnel Hoku-Shin Karaté de Thunder Bay. « C’était le fun, j’ai affronté des ceintures noires », indique-t-elle. « Quand je compétitionnais, j’avais ma junior black. C’est la ceinture qui est avant la ceinture noire, mais on m’a quand même mis dans la catégorie femme ceinture noire. C’était une belle expérience pour moi. »

Pour obtenir cette fameuse et très convoitée ceinture noire, Céleste a dû passer un test pratique sur le plancher. Un examen qu’elle décrit comme étant « intense ».

« J’avais une demi-heure sans arrêt, à devoir faire des longueurs de gym tout en faisant des techniques », décrit-elle. « J’ai eu chaud assez rapidement. J’ai eu trente secondes pour une gorgée d’eau (rire), ce n’était pas assez. Ensuite, j’ai dû faire tous mes katas, ceux de la ceinture blanche jusqu’à la ceinture brune. »

Un kata, c’est une série de mouvements qui constitue un entrainement se basant sur l’offense ainsi que l’autodéfense. Il y a six ceintures allant de la blanche à la brune.

« Après les katas, tu as des exercices où il y a une personne au milieu et il y a deux attaquants. C’est d’autres séries de mouvements de défense et de projection au sol que tu dois faire, encore de la blanche à la brune. Ensuite, il y a le sanbon kumite qui est un exercice où tu apprends à reculer en bloquant et finalement il y a le kumite qui est un combat simple. »

Suivant le test pratique, Céleste avait à écrire une opinion sur la valeur d’obtenir une ceinture noire en karaté. « Pour moi, ça démontre que tu as fait preuve de persévérance, que tu n’as pas lâché malgré les difficultés qui se sont présentées », explique-t-elle. « Il y a l’aspect physique qui est demandant et il y a le côté mental où tu dois te souvenir de tous les mouvements. »

Céleste a commencé à pratiquer le karaté pour essayer quelque chose de nouveau avec ses amis. Au fil des ans, l’activité s’est transformée en passion. Puis, pendant l’année scolaire 2017-2018, Céleste a participé à un échange étudiant aux Pays-Bas et c’est au cours de cette année qu’elle a réalisé son amour pour le sport.

« Je ne faisais pas vraiment de karaté là-bas », dit-elle. « Mais c’est une fois que tu n’as plus ce que tu avais que tu réalises la vraie valeur. »

Maintenant, même avec une ceinture noire, l’aventure est loin d’être terminée pour la karatéka. « Je veux continuer à faire du karaté parce que j’aime ça », indique-t-elle, « mais c’est qu’il y a aussi différents niveaux de ceinture noire qui m’attendent. »