Le gouvernement de l’Ontario adopte une approche modernisée de la réforme de l’éducation, qui selon lui, « permettra de mieux utiliser la technologie, de faire en sorte que les élèves acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour réussir, de protéger le personnel enseignant de première ligne et de veiller à ce que chaque dollar dépensé le soit au profit des élèves ».

Dans un communiqué, il est indiqué que l’investissement dans le système d’éducation financé par les fonds publics de l’Ontario au moyen des Subventions pour les besoins des élèves fournies aux conseils scolaires s’élèvera au-delà du 24 milliards de dollars pour 2019-2020. Le montant par élève devrait être de 12 246 $.

De plus, le modèle de financement de l’éducation comprendra une protection contre la perte d’emplois, pour une période maximale de quatre ans, qui fournira une allocation complémentaire aux conseils scolaires lorsque la réduction du nombre d’enseignantes et d’enseignants financés qui sont chargés de cours dépassera les taux réels de pertes liées aux départs à la retraite et des autres départs volontaires.

Le financement au titre de la protection contre l’attrition aidera à protéger le personnel enseignant de première ligne et à prévenir le risque de licenciement découlant des changements aux effectifs des classes ou de l’apprentissage en ligne.

Cette promesse d’augmentation financière survient un mois après l’annonce du gouvernement d’augmenter le nombre d’élèves dans les salles de classe. Plusieurs enseignants ont déjà appris qu’ils n’auront plus d’emplois permanents pour l’année scolaire 2019-2020. Le communiqué ne précise toutefois aucun montant précis qui servira à contrer l’attrition, ni si les enseignants ayant perdu leurs postes retrouveront leur position.

Dû à l’augmentation des salles de classe, le gouvernement provincial envisageait de sabrer 3475 postes d’ici l’année scolaire 2022-2023, une décision qui aurait permis de faire des économies annuelles de 292 millions.