Il y a un an, les Caisses populaires du Nord de l’Ontario se sont fusionnées pour faire la Caisse populaire Alliance. Et maintenant, on commence à percevoir les dividendes. Les sociétaires se partageront une somme de cinq millions de dollars en ristourne. Pour les membres de Hearst, c’est une année équivalente aux dernières remises.

La Caisse populaire de Hearst était reconnue pour offrir de gros montants en ristourne à ses membres. Il s’agissait d’une inquiétude lorsque la fusion se préparait. « Est-ce que nous recevrons moins d’argent par année ? » Actuellement, l’Alliance compte environ 50 000 membres comparativement aux 6 000 de l’ancienne caisse locale. Le montant à partager cette année est de cinq millions. « On n’a pas perdu, c’est environ la même chose que les deux ou trois dernières années », précise Pierre Richard, directeur régional. La dernière année a servi à la nouvelle direction pour assurer le fonctionnement. La mise en place de nouveaux postes, l’embauche d’employés et le processus de gestion ont tenu tout le monde occupé. « Nous avons connu une superbe année ; on envisage la même direction et le même rythme pour la prochaine année dans l’optique de faire mieux », explique M. Richard. « Maintenant que tout est en place, nous aurons la chance de mettre le focus sur la croissance », dit-il. Ce n’est pas toutes les institutions qui offraient des ristournes de fin d’année à leurs sociétaires. Ce sera une première pour plusieurs. « Un bel exemple de la force de l’Alliance, c’est les ristournes, mais aussi le financement communautaire. À Mattice, nous avons donné 4 000 $ afin d’aider au déménagement de la bibliothèque municipale. Ce n’est pas quelque chose qui aurait été possible de faire dans le passé », affirme le directeur régional. En 2018, 56 980 $ ont été remis en dons et en commandites dans notre région. Un montant totalisant 7 270 $ a été remis aux œuvres communautaires et humanitaires, 18 387 $ aux sports, loisir et culture, 17 503 $ à l’éducation et 13 820 $ à divers projets.
On nous garantit que personne n’a perdu son emploi et même que quatre postes ont été créés à Hearst pour travailler avec la haute direction. Les postes de vice-présidente aux ressources humaines et aux communications, de gestionnaire de projet, de graphiste et d’assistante à la vice-présidence sont basés ici.

Expansion

Les choses vont assez bien pour offrir de l’expansion au mouvement. On envisage d’ouvrir un point de service dans le secteur de West Ferris, à North Bay. Plusieurs institutions financières ont fermé leurs portes à cet endroit. « Je reçois des appels tous les trimestres pour nous mentionner que des banques ferment et ils aimeraient qu’on s’installe à leur place », ajoute M. Richard. Fonds d’aide aux communautés L’administration de la Caisse de Hearst avait mis sur pied dans les dernières années un fonds qui vient en aide aux organismes locaux. Malgré la fusion, non seulement le fonds existe encore, mais les cinq autres régions ont suivi l’initiative. Pour le secteur Hearst, Mattice et Longlac, l’enveloppe est de 600 000 $. Grâce au programme de ristourne, 100 000 $ y seront ajoutés cette année. Ce fonds a remis 10 000 $ pour rénover l’Écomusée, 35 000 $ pour l’amélioration d’une patinoire extérieure, 50 000 $ pour rénover le gymnase de l’Université de Hearst et 100 000 $ pour la reconstruction du Camp Source de Vie.

Nouveau modèle de gouvernance

L’année 2019 servira à mettre sur pied le nouveau plan de gouvernance. Dernièrement, 12 assemblées générales informatives ont été présentées afin de démystifier le modèle de gouvernance. La première chose que nous devons comprendre est la division du territoire. On compte six régions : la région Nord-Ouest dont nous faisons partie, Nord-Centre, Nord-Est, Nipissing-Ouest, Nipissing-Centre et Nipissing-Est. Chaque région devra élire un comité local comprenant six délégués remplissant des mandats de trois ans. Deux délégués seront élus chaque année. Des volontaires seront ajoutés à cette table, à la discrétion du directeur régional. Ces six personnes élues se joindront à une grande table, c’est-à-dire les comités de chaque région. Il s’agira d’une table de 36 personnes.
Ce comité a comme mandat de voter pour les douze personnes qui formeront le conseil d’administration et agira globalement à titre de consultant. Ces gens seront les yeux et les oreilles du conseil d’administration sur le terrain. C’est aussi eux qui décideront à quel endroit l’argent du fonds sera dirigé.

Élection du CA

Le conseil d’administration sera formé de douze personnes, soit deux sociétaires de chaque région. Les personnes intéressées à siéger à cette table devront postuler auprès du comité local et remplir un mandat de trois ans. « La nouvelle formule utilisée a pour but de garantir que toutes les régions soient représentées avec équité et non égalité. De cette manière, une région plus populeuse ne peut prendre le contrôle du conseil d’administration. C’est la meilleure méthode trouvée pour respecter la loi et respecter nos promesses », conclut Pierre Richard.

Le nouveau conseil sera effectif le 1er janvier 2020.