Le niveau de corruption d’un pays est étroitement lié à l’état de santé de sa démocratie, explique un rapport publié mardi.

Le rapport annuel du groupe Transparency International pour 2018 précise que les deux tiers du pays du monde obtiennent une note inférieure à 50, sur une échelle où “0” témoigne d’une corruption absolue et “100” d’une propreté totale.

Le Canada a de nouveau perdu du terrain en 2018, avec une note de 81. Il avait obtenu un score de 83 en 2015, puis de 82 en 2016 et 2017. Il arrive à égalité en neuvième place avec le Luxembourg. La première place appartient au Danemark avec sa note de 88.

Transparency trace un lien entre la corruption et la santé de la démocratie.

Les pays pleinement démocratiques ont obtenu une note moyenne de 75, les démocraties défaillantes de 49 et les régimes autocratiques de 30. Le groupe rappelle que la Hongrie et la Turquie ont ainsi perdu huit et neuf points, respectivement, depuis cinq ans.

La Somalie, avec une note de 10, est considérée comme étant le pays le plus corrompu du monde.

Le score des pays est calculé à partir de données qui proviennent notamment de la Banque mondiale, du Forum économique mondial et de la Banque africaine de développement.