Photo: Ottawa Citizen Texte: La Presse canadienne

La présidente du Bureau de la sécurité des transports déplore que le gouvernement fédéral n’ait pas encore donné suite à de précédentes recommandations de son agence visant à renforcer les règles de “résistance à l’impact” des autobus.

À la suite de l’accident mortel de vendredi dernier à Ottawa, Kathy Fox a tenu à préciser lundi, dans un communiqué, que son bureau avait déjà recommandé au ministre des Transports des mesures pour améliorer la sécurité des passagers.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) n’a pas pour mandat d’enquêter sur les accidents routiers _ c’est à la police de le faire. Mais le Bureau avait enquêté sur la collision survenue en 2013 entre un autobus d’OC Transpo et un train de VIA Rail à Ottawa, qui avait fait six morts dans l’autobus, parce que le BST enquête sur “des événements maritimes, ferroviaires, aéronautiques et de pipeline”.

Le Bureau avait alors formulé des recommandations “pour remédier

à d’importantes lacunes de sécurité” dans les autobus. Il déplorait surtout que “les Normes de sécurité des véhicules automobiles du Canada ne renferment aucune exigence relative à la protection contre l’impact frontal et latéral, les tonneaux ou l’écrasement”, pour les véhicules comme les autobus de transport en commun.

Mme Fox rappelle que “compte tenu des conséquences de l’accident de 2013, le Bureau a recommandé que le ministère des Transports élabore et mette en ?uvre des normes de résistance à l’impact applicables aux autobus commerciaux de passagers afin de réduire le risque de blessures”. Or, elle a estimé lundi que Transports Canada avait “entrepris de mettre en ?uvre ces recommandations”, mais qu’“il n’y a pas encore eu de progrès notable, et les lacunes de sécurité persistent”.

La présidente du BST ajoute que l’accident de vendredi à Ottawa, celui de 2013 avec un train de VIA ainsi que celui qui a fauché l’an dernier une partie de l’équipe de hockey junior de Humboldt renforcent “l’urgence pour Transports Canada d’adopter des normes de résistance à l’impact pour les autobus commerciaux”.

La police d’Ottawa continue d’enquêter sur la cause de l’accident de vendredi, alors qu’un autobus à impériale a percuté un abribus dans une gare de l’ouest du centre-ville. Le toit de l’abribus s’est encastré dans le côté droit de l’autobus, précisément à la hauteur des sièges du deuxième étage. L’accident a fait trois morts et 23 blessés. L’autobus, qui effectuait un trajet sur une ligne express reliant le centre-ville d’Ottawa à la banlieue de Kanata, ne devait pas s’arrêter à la gare de Westboro, et il roulait donc à bonne vitesse.