La députée de Glengarry-Prescott-Russel, Amanda Simard, quitte le caucus conservateur.

Le jeudi 29 novembre, Mme Simard a envoyé une lettre au président de la chambre, annonçant sa décision. Elle siégera donc comme indépendante.

Pour plusieurs, ce départ n’était qu’une question de temps. La députée avait vite fait de se distancer de son parti face aux décisions de sabrer les services en français.

« Je trouve que c’est une grande dame, elle a fait ce qu’elle avait à faire », déclare le maire de Hearst, Roger Sigouin, « quand t’es là pour les bonnes raisons que ce soit le parti que ça voudra, moi j’ai pour mon dire que la journée qu’une personne fait la marionnette, n’est pu à sa place. Amanda ce n’était pas la personne pour le faire, elle l’a prouvé puis je pense qu’elle va aller loin en politique. »

D’un point de vue étudiant, il s’agissait d’une décision difficile.

« Je suis content qu’elle démontre qu’elle s’associe avec nous », déclare Miguel Dillon, étudiant de l’école secondaire catholique de Hearst « en même temps c’était peut-être quelqu’un qui avait un point de vue plus positif par rapport aux francophones, mais j’appuie sa décision. »

Le mercredi 28 novembre, elle appuyait même une motion des néo-démocrates qui dénonçait ces coupures. Le caucus conservateur lui avait alors enlevé le droit de parole, une directive que la députée a ignorée et lors du vote, Mme Simard s’est levée au mauvais moment, rendant son vote exclu. En demandant au président de l’assemblée de le lui accorder, ce dernier avait besoin du consensus des députés. Les conservateurs ont refusé.

« Je suppose que c’est ce qui a fait la différence pour elle » commente le porte-parole aux Affaires francophones, Guy Bourgouin « de dire “je ne veux plus travailler dans ce gouvernement-là il ne respecte pas les commettants, il ne respecte pas les francophones”. »