Une femme du Lac Ste-Thérèse est l’une de deux candidates à l’élection pour le poste de représentant des territoires non organisés au Conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane.

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Sylvie Bélanger affronte présentement Renée Palmateer, de la région de Timmins.

« C’est quelqu’un de notre région », dit Conrad Morin, conseiller municipal de Hearst et représentant de Hearst au CASSDC. « C’est important qu’on ait un représentant de hors de la région de Timmins. »

Le conseiller Morin explique que présentement 50 % des membres du CASSDC proviennent de Timmins. Timmins a donc un véto puisqu’un vote égalitaire est considéré nul.

« On a intérêt à supporter une candidature d’un individu en dehors de Timmins », dit M. Morin. « Ça, c’est mon opinion et je ne suis pas le seul. »

Timmins avait proposé une nouvelle formule de répartition des couts du CASSDC qui avait été approuvée au printemps 2017. Selon cette formule, Hearst aurait contribué 442 439 $ de plus en 2018 qu’en 2017 pour un total de 1 331 512 $. Kapuskasing aurait vu sa part presque doubler à 2 412 864 $ et Cochrane aurait déboursé 336 268 $ de plus, pour un total de 1 488 895 $. Mattice-Val Côté aurait épargné 153 004 $ pour un total de 90 532 $.

Suite à l’adoption de la nouvelle formule, les municipalités de Hearst, Kapuskasing et Cochrane ont écrit à l’ancienne première ministre ontarienne Kathleen Wynne pour demander que la province gèle la formule de répartition des couts pour l’année 2018 et les années à venir. Les municipalités avaient aussi envisagé la possibilité d’amener le CASSDC en cour, tout en expliquant que ce n’était pas une avenue qu’elles souhaitaient poursuivre.

En décembre 2017, l’Ontario a gelé les couts pour 2018, mais les municipalités de Timmins, Mattice-Val Côté, Black River-Matheson et Fauquier-Strickland ont demandé une vérification judiciaire quant à la décision de la province. La vérification est en cours.

Le conseil ne s’est pas prononcé sur la répartition des couts pour 2019, selon M. Morin.

« Je ne peux pas le confirmer, mais (…) si on va d’après la documentation qu’on a, c’est que la nouvelle formule va être mise en pratique à partir du 1er janvier 2019 », dit-il. Pour sa part, Mme Bélanger, qui travaille comme directrice des services auxiliaires à l’Hôpital Notre-Dame de Hearst, dit que sa nomination serait un avantage pour les gens de la communauté.

« Je connais les enjeux de la région », dit-elle. « Avec mes connaissances en architecture, construction et santé, je crois bien être capable de faire une différence au conseil. »

Le poste était auparavant pourvu par Marc Dupuis, de la région de Hearst. M. Dupuis a dû laisser sa place lorsqu’il s’est relocalisé de Jogues à Mattice-Val Côté.

L’élection se fait par courrier et tous les gens qui demeurent dans les territoires non organisés de la région desservie par le CASSDC, comme Jogues, Coppell, Hallébourg et Lac Ste-Thérèse, ont jusqu’au 22 octobre pour voter.

« Personnellement, pas comme conseiller municipal, mais comme individu, comme citoyen de la région de Hearst, on a intérêt à avoir quelqu’un de notre région pour représenter les territoires non organisés », dit M. Morin.