Conrad Morin est conscient qu’il y a plusieurs candidats aux élections municipales de Hearst. Il se présente comme celui avec de l’expérience.

« On a beaucoup de candidats qui se présentent, mais ça prend quand même aussi des gens avec de l’expérience sur le conseil », dit-il. « Je pense que j’ai une bonne expérience à ce niveau-là et puis j’ai l’impression que je suis quand même respecté dans la communauté comme quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche dans le sens que si j’ai quelque chose à dire, je vais le dire puis si j’ai des questions à poser, je vais les poser. »

M. Morin est l’un de neuf candidats qui se présentent pour les six postes de conseillers aux élections du 22 octobre. Les huit autres sont Josée Vachon, Gaëtan Baillargeon, Joël Lauzon, Marc Ringuette, Robert Proulx, Claude Brochu et les conseillers sortants Daniel Lemaire et Raymond Vermette.

Conseiller depuis huit ans, un projet qui lui tient à cœur est celui de lits additionnels au Foyer des Pionniers.

« Ça fait quand même plus de quatre ans qu’on travaille là-dessus », dit-il. « C’est pas terminé. C’est pas gagné. C’est pas perdu. Par contre, on a encore beaucoup de travail à faire à ce niveau-là, malgré qu’avec le nouveau gouvernement, ça semble être plus positif que ça l’était auparavant. »

Un autre est celui de la maison de transition, mais la situation est semblable : « C’est clair que c’est quelque chose qu’il faut travailler dessus. Encore là, toutes ces choses-là dépendent du gouvernement en place pour les subventions parce qu’il n’y a rien de ça qui peut se faire sans que ça soit subventionné. »

Le troisième projet qui lui tient à cœur est celui du Plan d’aménagement de 10 ans. Deux projets qu’il dit être fier d’avoir accomplis comme membre du conseil sont ceux des réhabilitations de la rue Front, en 2017, et de la 9e Rue, en 2015.

« Ç’a été des gros défis parce qu’on n’avait pas l’argent pour le faire puis on devait le faire. »

Il explique qu’il y avait des bris sur la 9e Rue tous les ans.

« Avec les pressions politiques qu’on a faites, on est venu à bout d’avoir des subventions puis avec tout le travail qui s’est fait avec la compagnie Villeneuve on a été capable de le faire en un an au lieu de deux. »

Quant à la question de comment attirer les jeunes à revenir et rester à Hearst, il dit que les jeunes commencent déjà à revenir. « On regarde la situation présente aujourd’hui puis y en a un paquet de jeunes à Hearst qui reviennent (…). On en perd, oui, mais je suis pas prêt à dire qu’on perd tous nos jeunes. »

Un point qui revient dans le cadre des prochaines élections est celui de la transparence. M. Brochu, M. Lauzon et M. Baillargeon ont tous mentionné avoir comme but d’apporter plus de transparence au conseil si élu.

M. Morin, lui, dit ne pas comprendre d’où cette conception de transparence est venue.

« Pour moi, le conseil municipal existant et l’ancien conseil municipal, ça fait quand même huit ans que je suis là-dedans, un de nos objectifs, puis c’en était un des miens autant que des membres autour de la table, c’était d’être transparent, de prendre des décisions en connaissance de cause et en connaissance de que les gens soient au courant de ce qui se passe. »

Il donne comme exemple la décision de diffuser les rencontres du conseil sur Facebook.

« Si on n’avait pas voulu de transparence, on n’aurait pas été là. »