Sur une période de 40 ans, beaucoup de défis peuvent apparaitre et mettre des bâtons dans les roues d’un organisme, mais il y a habituellement plusieurs accomplissements qui viennent contribuer à l’obtention du succès, et c’est le cas du Conseil des Arts de Hearst.

Il est officiellement devenu un organisme le 24 juillet 1978, malgré le fait que la première réunion règlementaire a eu lieu le 15 juin 1977. Les membres du conseil, lors de la fondation, étaient Rita Guindon occupant la présidence, Raymond Tremblay, Louis Simon Lussier, Jean-Guy Carrier et Luce Fortin.

Le Conseil des Arts de Hearst est un organisme sans but lucratif, ce qui, au départ, peut mener à des problèmes financiers. Mis à part cela, l’effondrement de l’industrie du bois a aussi beaucoup affecté l’organisme économiquement.

Par contre, le festival de l’humour attire beaucoup de spectateurs. « Il y a eu plein de belles choses, je crois, mais définitivement l’acquisition de l’immeuble, avec l’inauguration en 2010 et l’aménagement d’une salle de spectacle professionnelle, a été un grand accomplissement », selon Valérie Picard, directrice générale du Conseil des Arts de Hearst.

Depuis son inauguration en octobre 2010, le Conseil des Arts de Hearst a su maintenir le niveau de programmation, tout en permettant à d’autres projets de faire surface. En plus de la Galerie 815 pour promouvoir les arts visuels dans l’édifice, il y a aussi plusieurs spectacles avec beaucoup de variété, ainsi que des conférences et des ateliers.

« Le plan, c’est de maintenir au minimum ce qu’on fait déjà, de continuer le développement des arts et de la culture francophone à Hearst et dans la région, de s’ouvrir aussi aux arts autochtones et anglophones, de développer des publiques pour la danse contemporaine et pour le théâtre de création.

C’est juste de continuellement trouver un point d’amélioration et de développer les arts sur toutes leurs formes, dans notre région du nord », a dit Mme Picard. Toutefois, l’un des grands problèmes en ce moment, c’est le questionnement continu causé par l’incertitude financière au niveau de l’immeuble, puis-que l’École publique Passeport Jeunesse y est encore.

Pour les jeunes qui souhaitent exposer leurs talents en arts, le Conseil des Arts offre le Camp HSP lors du Festival Hearst sur les Planches. Ce festival sert aussi à promouvoir les arts de tous les artistes locaux, autant au niveau visuel, musical, théâtral, ou encore en écriture.

Un autre moyen d’encourager les artistes de Hearst et de la région, c’est d’offrir la première partie des spectacles professionnels ou de grandes têtes. « Que ce soit pour un groupe musical local ou une troupe de théâtre qui veut monter une pièce, on est très ouvert à les insérer dans la programmation et leur offrir des opportunités dont ils ont besoin, ici à Hearst », souligne la directrice générale.

Pour que les artistes acceptent de venir performer à Hearst, il faut développer une bonne réputation, et cela aurait commencé avant 1978, lorsque le Conseil des Arts de Hearst est devenu un organisme officiel. C’est une responsabilité partagée entre les bénévoles, le Conseil des Arts et les organisateurs, mais la communauté joue aussi un grand rôle. « Hearst est reconnu comme étant une communauté franco-phone et engagée au niveau de la culture », précise Valérie.

Non seulement que l’organisme offre une grande variété de spectacles, mais il offre aussi les ressources et les techniciens nécessaires aux artistes. Le fait qu’il y a une salle de spectacle au Conseil des Arts de Hearst aide beaucoup. L’organisme fait aussi partie d’un réseau diffuseur, Réseau Ontario, qui favorise le réseautage. « Il faut tenir un standard de diffusion qui ressemble aux autres, mais qui a aussi un petit cachet spécial. » De 2010 à 2018, on peut voir une augmentation dans l’engagement, puisque la moyenne de spectateurs a passé d’environ 140 à environ 180.

Malgré les spectacles de variétés et les activités culturelles qu’il y avait avant la fondation officielle du Conseil des Arts de Hearst, les membres du conseil fondateur sont allés de l’avant, pour promouvoir les arts davantage. De plus, en tant qu’organisme, le Conseil des Arts de Hearst pouvait obtenir des subventions.

En fait, plus de 50 % du budget du Conseil des Arts de Hearst d’aujourd’hui provient des fonds publics, des demandes de projets et des demandes de fonctionnement, selon Valérie Picard. « Sans les demandes de subventions, on ne serait pas où on est en ce moment. »

« Absolument que je suis fière! C’est comme un enfant qu’on voit grandir et évoluer tout en s’adaptant aux changements. Le Conseil des Arts de Hearst a commencé comme un petit organisme et a grandi pour en arriver là où il est aujourd’hui », a ajouté Mme Rita Guidon, présidente du conseil fondateur.