Ce sont deux projets qui inspirent Raymond Vermette à remettre sa candidature pour un troisième terme comme conseiller municipal.

Le premier est la Corporation Hearst Wi-Fibe, sur lequel M. Vermette siège depuis ses débuts.

« C’est très intéressant et puis j’aimerais continuer à travailler là-dessus », dit-il. Puisque le seul actionnaire de Hearst Wi-Fibe est la Ville de Hearst, M. Vermette dit qu’il voudrait appliquer les profits de la corporation contre les taxes municipales pour empêcher ceux-ci de monter une fois que la corporation sera rentable.

« C’est une de mes priorités », dit-il. « Les profits de (Hearst Wi-Fibe) vont revenir à la Ville de Hearst puis c’est là que j’aimerais que les argents soient appliqués. »

Le deuxième projet est la création d’une centrale d’huile pyrolytique, carburant synthèse pour lequel des recherches sont en cours pour en faire un substitut du pétrole.

Selon M. Vermette, Hearst est situé dans une région où une centrale de cette huile pourrait « vraiment subsister ».

Il explique qu’il y a plusieurs arbres dans la région qui ne sont présentement pas récoltés qui pourraient être utilisée pour faire de l’huile pyrolytique, comme le pin gris, le tamarac et le peuplier baumier.

« C’est quelque chose qui pourrait devenir très, très intéressant. »

Toujours selon M. Vermette, une telle centrale pourrait créer « plusieurs, plusieurs » emplois et la forêt de Hearst pourrait même fournir plus qu’une centrale de gros calibre.

« L’affaire c’est de trouver des investisseurs. »

Il dit que la seule centrale d’huile pyrolytique au Canada, qui se situe au Québec, a reçu une subvention gouvernementale de 97 millions de dollars.

« C’est quelque chose qui est gros et qui pourrait être fait ici à Hearst. »

Pour ce qui en est de ses 10 ans comme conseiller, M. Vermette dit le projet dont il est le plus fier est celui de la fête du 75e de Hearst, à l’été 1997. Il avait été responsable du comité d’une vingtaine de personnes qui avait travaillé sur le projet pendant deux ans et demi.

Il n’a cependant pu souligner un projet qui n’a pas vu le jour, mais qu’il aurait aimé voir.

« C’est dur à dire », a-t-il répondu. « Il y en a eu tellement. »

Lorsque demandé comment la Municipalité pouvait encourager la participation des femmes et des jeunes, il a répondu : « premièrement faut les inciter, on peut pas les forcer à venir siéger, à mettre leurs noms ».

« Ça serait de les inciter, comme on a commencé à faire, comme payer les gardiennes si les femmes sièges sur certains comités ou sur le conseil de Ville (…) Moi je trouve que les femmes, oui elles ont leur place sur le conseil. Il y a pas de problème avec ça. Il y en quelques-unes, au moins six que je pense que je peux me rappeler qui ont siégé au conseil de Ville. Mais le monde sache pas exactement c’est quoi siégé sur le conseil de Ville. Il y a des heures, ça peut être 7 h le matin ou ça peut être à 9 h le soir, ça peut être sur l’heure du midi, ça peut être en après-midi. Des fois ça serait dur pour certaine personne de s’adapter à ça tout dépendent de l’ouvrage qu’ils font où combien d’enfant qu’il y a maison. Ça devient difficile un peu. Je suis très ouvert, même à des nouveaux conseillers et puis les femmes, non, aucun problème là-dessus. Mais c’est de les inciter, de trouver les moyens de les convaincre de venir siéger au conseil de Ville ou sur différents comités de la Ville. »