Même s’il a vécu à Sudbury pendant une dizaine d’années, Joël Lauzon a toujours senti que son chez eux était à Hearst.

« Je me suis senti chez moi à Sudbury pour longtemps, mais j’avais encore le feeling de quand on avait un long weekend on revenait à Hearst », dit-il. « Je n’ai jamais perdu le sens de chez moi, puis c’est une ville qui me tient à cœur. C’est une belle communauté. C’est une super belle communauté francophone, puis au niveau franco-ontarien, c’est une ville exemplaire. »

Revenu depuis trois ans, M. Lauzon est l’un de trois citoyens, en date du 5 juillet, à avoir déposé sa candidature pour être conseiller municipal. Les deux autres sont Raymond Vermette et Daniel Lemaire, tous deux conseillers sortants.

« Je veux l’essayer; c’est quelque chose j’ai jamais fait », dit M. Lauzon. « C’est quelque chose que je veux faire pour la communauté. »

Ayant grandi à Hearst, il est allé faire ses études postsecondaires à l’Université Laurentienne, à Sudbury, où il a étudié en grande partie le théâtre, le cinéma et la gestion des arts.

Après avoir terminé ses études, il a été directeur général pour Les Concerts La Nuit sur l’étang et a siégé à quelques conseils d’administration, dont celui du Centre franco-ontarien de folklore, où il était président.

Il est présentement adjoint aux ressources humaines et santé-sécurité chez Lecours Lumber et président du CA de la Fondation de l’Hôpital Notre-Dame.

Pour ce qui l’a poussé à se présenter à l’élection, qui aura lieu en octobre, M. Lauzon y songe depuis quelque temps.

« Je sais qu’il y a bien des choses qui se passent qui sont le fun, mais il y a aussi des choses que j’aimerais voir et j’aimerais un peu pousser dans la communauté », dit-il. « J’ai toujours trouvé que ça prenait des gens qui veulent pousser l’enveloppe un petit peu au conseil municipal, sans trop brasser la cage, mais quand même pousser l’enveloppe. Il y a quand même un juste milieu. »

Selon lui, le conseil présent n’est pas une « super bonne représentation démographique ».

« Je pense que je représente bien la jeunesse, qui revient maintenant à Hearst, qui est un phénomène quand même le fun parce qu’il y a l’air d’avoir pas mal de jeunes et des couples de jeunes qui reviennent à Hearst. Je fais partie de cette vague et j’aimerais qu’on soit mieux représentés un peu. »

Il dit qu’il aimerait pousser pour plus de transparence et de coopération, ainsi que d’essayer de prendre des décisions plus pensées au lieu d’impulsives et émotives.

« On ne peut pas être réactif. Faut être proactif, puis je pense que c’est un aspect qui manque un peu, par exemple des décisions comme, OK oui, on a mis une décision en place, puis là on la renverse parce qu’on n’avait pas tout pris en compte. Je trouve que ça fait mal à la crédibilité de la Ville. »

Comme projets, M. Lauzon voudrait travailler pour diversifier le développement touristique de la région.

« Je pense que ce qu’on fait, on le fait très bien, mais ça ferait pas mal de se tremper les pieds ailleurs pour essayer autre chose. Je pense que je veux vraiment que les gens de la ville se sentent comme si la Corporation de la Ville de Hearst est à l’écoute de ce qu’ils ont à dire, mais aussi qu’ils sachent que la Ville a vraiment leur bien-être à cœur. »

Il veut aussi donner raison aux jeunes de revenir dans la région : « Je crois que la Ville a bien servi dans mon parcours en tant que personne, puis je veux que ça continue à inspirer des gens (…). J’aimerais que la Ville de Hearst, dans cinq ans, soit mieux polie, parce qu’on est comme un diamant pas encore poli. Ça serait le fun de polir plus de facettes du diamant qu’on a déjà. »

Mais le plus important pour M. Lauzon, c’est que les gens votent.

« Je suis bien content d’avoir remis ma candidature et j’espère que les gens vont voter (…) qu’ils soient du même avis que moi ou non, qu’ils votent pour moi ou non, j’aimerais juste que les gens s’impliquent un peu plus dans le processus et qu’ils prennent la chance de voter (…) puis se faire entendre, parce qu’ils ont quelque chose à dire et je suis prêt à être la personne qui les écoute. »