La Place du marché de la scierie patrimoniale a inscrit un déficit total de 183 964,52 $ depuis son ouverture en 2011, selon des chiffres obtenus de l’Hôtel de Ville au début juin.

Le Nord avait demandé à la Municipalité en avril dernier d’obtenir les états financiers de la Scierie puisque ceux-ci ne sont pas séparés de ceux du Comité de développement économique, qui gère ses activités.

De 2012 à 2017, la Scierie a inscrit en moyenne des dépenses de 33 700,62 $ par année et des revenus de 4028,87 $ pour un déficit moyen de 29 671,75 $. En 2011, soit sa première année d’opération, elle a inscrit 6859,02 $ de dépenses et 925 $ de revenus.

Au total, de 2011 à 2017, les dépenses s’élèvent à 209 062,76 $ et les revenus à 25 098,24 $.

Les dépenses ont cependant baissé d’une moyenne de 37 619,18 $ entre 2012 et 2015 à 26 341,05 $ en 2016 et à 25 385,97 $ en 2017.

Manon Higgins, trésorier, donne comme raison que moins d’activités y sont organisées. La Municipalité réalise un revenu avec la location de la salle et les frais d’entrée.

Le budget de dépense pour 2018 est de 23 900 $. La Municipalité prévoit un revenu de 400 $ en frais d’entrée.

Le revenu de location de salles est prévu à 13 800 $, mais cela inclut aussi la location de la salle au Centre d’information touristique Gilles Gagnon et des bureaux de la Corporation Hearst Wi-Fibe au Centre d’information.

Le conseil municipal de Hearst a aussi changé le montant des frais de location de la Scierie lors de sa réunion du 13 mars 2018 à la suite d’une recommandation de Sylvie Fontaine, directrice de la CDÉ.

Auparavant les frais étaient de 5 $ par personne. « Ce montant est difficile à comptabiliser pour le service de développement économique et ne comprend pas en considération les frais fixes associés à la location de cette salle », a écrit Mme Fontaine dans la note de service.

Les frais de location sont maintenant de 60 $ l’heure, 170 $ la demi-journée ou 275 $ par jour.

« C’est certain qu’on va regarder à d’autres options pour la Scierie », dit le maire Roger Sigouin, soulignant que la Municipalité a des idées pour rendre la Scierie rentable, mais qu’il n’y a rien de concret à date.

À sa défense, il a souligné l’aspect patrimonial de la Scierie : « On a le 100e de la ville qui s’en vient en 2022, puis si on n’a vraiment pas rien à montrer aux gens ou à voir d’où qu’on vient je pense qu’on a un problème. Donc il faut être fière de ça, la Scierie. »

Il a aussi souligné son aspect esthétique.

« Est-ce que les gens aiment mieux voir la Scierie qu’un champ vacant avec des blocs de ciment, des papiers qui iraient dedans? La Scierie vient d’une place qui était un terrain vacant. Quand les gens passaient, ils n’avaient pas un bon œil sur la ville : ‘Est-ce que c’est une ville abandonnée ou quoi?’ »

M. Sigouin dit être « capable de prendre la responsabilité totale » pour la Scierie, disant qu’il aimait mieux voir la bâtisse qu’un « dépotoir sur la route 11 ».

« Oui, il y a un déficit, mais je pense qu’on est capable d’aller chercher des options pour sortir égal. »

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