OTTAWA - Le gouvernement Trudeau a évité une possible confrontation avec des sénateurs autochtones qui aurait pu repousser l’entrée en vigueur de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives.

Les 11 membres du comité du Sénat sur les peuples autochtones comptaient appuyer un amendement conservateur qui aurait reporté la mise en vigueur du projet de loi C-45 dans l’attente d’un rapport sur les efforts du gouvernement pour répondre aux craintes des communautés autochtones.

Cela aurait sans doute été suffisant pour l’adoption de l’amendement, étant donné que d’autres sénateurs sont aussi sympathiques aux inquiétudes exprimées par bon nombre de leaders de Premières Nations se plaignant de ne pas avoir été consultés de manière adéquate sur le projet.

Tout juste avant le débat au Sénat, la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, et la ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott, ont envoyé une lettre au comité, promettant un rapport complet au Parlement en septembre et un autre avant septembre de l’année suivante.

Les ministres ont aussi promis plus de financement pour les services en santé mentale et les traitements contre les dépendances, une aide spéciale pour les entreprises autochtones pour répondre au processus de permis de culture de la marijuana et une consultation sur les enjeux de compétence et de partage des revenus.

Par conséquent, la présidente du comité Lillian Dyck a dit croire que les sénateurs autochtones avaient accompli plus que ce qu’ils avaient espéré obtenir avec l’amendement prévu du sénateur conservateur Dennis Patterson. M. Patterson a abandonné son amendement, «avec hésitation».