La Municipalité de Hearst dit s’être « trompée un peu » quant au nombre de conteneurs de déchets et de recyclable qu’elle avait commandés en juin 2017 pour le nouveau programme de collecte de déchets et de recyclable.

La Municipalité avait un total de 2209 conteneurs d’entreposés au garage de Travaux publics et à l’Hôtel de Ville pour une valeur de 123 642,67 $ en date du 26 avril 2018, soit deux mois après le début du nouveau programme.

Luc Léonard, directeur des services d’ingénierie et des travaux publics, a fait une mise à jour par écrit au conseil municipal sur la quantité à la suite d’un article paru dans l’édition du 10 mai du journal Le Nord.

« Comme vous savez, il reste un gros volume en inventaire », a dit le conseiller Gérard Proulx, qui siège au Comité de gestion des déchets et au groupe de travail de Travaux publics, lors de la réunion du conseil municipal du mardi 15 mai. « On s’est trompé un peu. Ça peut arriver. »

Le conseil municipal avait approuvé, lors d’une réunion extraordinaire tenue le 27 juin 2017, l’achat de 6100 conteneurs de déchets et recyclable de la société américaine Pacific Rehrig pour un montant total de 369 910 $. Les conseillers Conrad Morin et Claude Gagnon étaient absents.

C’est le Comité de gestion des déchets qui était responsable de déterminer le nombre de conteneurs à commander. Celui-ci est formé entre autres du maire Roger Sigouin, des conseillers Gérard Proulx, Claude Gagnon et André Rhéaume, de l’administrateur en chef, Yves Morrissette.

M. Proulx a réitéré les mêmes raisons que M. Léonard avait données au journal en ce qui a trait à la quantité en trop.

D’un, la Ville avait envoyé une lettre aux propriétaires d’établissements industriels, commerciaux et institutionnels, d’immeubles à revenu et à revenu multirésidentiel leur demandant de lui indiquer la quantité de conteneurs requise, mais que « seulement » 75 % ont répondu.

« Donc a fallu qu’on aille à peu près dans l’ombre », a dit M. Proulx. De deux, c’était voulu que la Ville en commande de 1000 à 1200 en réserve pour avoir un meilleur prix et pour que les prix restent bas.

Si l’on soustrait ces 1100 conteneurs commandés pour avoir un stock, la Ville aurait commandé pour une valeur approximative de 61 388,50 $ de trop. « On ne peut pas en order juste 100 », a dit M. Proulx. « Ça va couter trop cher. »

De trois, certains propriétaires d’immeubles à revenu multirésidentiels ont demandé de pouvoir acheter moins de conteneurs, pour minimiser l’espace nécessaire et de faire la collecte deux fois par semaine au lieu d’une. M. Léonard avait expliqué en entrevue plus tôt en mai que les contenants ne peuvent pas être retournés parce qu’ils ont le logo de la Ville. La Municipalité doit maintenant trouver une place où entreposer les bacs, à l’abri des intempéries.

« C’est pas la fin du monde », a dit M. Proulx. C’est que les conteneurs vont être accessibles au public au prix modique. »