OTTAWA - Le directeur général des élections par intérim, Stéphane Perrault, soutient les efforts des libéraux de Justin Trudeau pour modifier les règles électorales fédérales, mais prévient qu’il faut en faire plus pour limiter l’influence de fonds étrangers sur le scrutin.

M. Perrault affirme que le projet de réforme des élections du gouvernement, connu sous C-76, moderniserait de manière importante la tenue des élections fédérales et améliorerait l’intégrité du système.

Toutefois, selon lui, la pièce législative ne va pas assez loin à certains égards. En tant que tel, le projet de loi C-76 laisserait une brèche permettant l’usage ou le partage de fonds étrangers par des groupes militants tentant d’influencer les électeurs.

M. Perrault a affirmé lundi à un comité des Communes examinant le projet de réformes qu’il devrait y avoir une formulation sans équivoque dans la législation pour éviter que des fonds étrangers influencent le résultat d’une élection.

Le directeur général des élections par intérim a aussi fait valoir que des articles dans le projet de loi s’attaquant aux pirates tentant d’influencer une élection sont trop restreints, et que le fardeau de la preuve devrait être réduit pour contrer des cyberattaques visant à perturber le vote ou à miner la confiance envers le processus électoral.

Le projet de loi C-76 renverserait un certain nombre de changements effectués par le précédent gouvernement conservateur, incluant le rétablissement de l’usage des cartes d’information de l’électeur comme pièce valable d’identification.

Le projet de loi limiterait aussi les dépenses des partis et des groupes militants durant une période de trois mois avant le lancement officiel d’une campagne.

Les libéraux ont précipité l’envoi du projet de loi en comité en restreignant les débats préliminaires à la Chambre des communes, suscitant l’ire des partis d’opposition qui veulent plus de temps pour débattre de la législation.